En naviguant sur ce site vous acceptez que nous utilisions des cookies pour mesurer notre audience, vous proposer des fonctionnalités sociales, des contenus et publicités éventuellement personnalisés.

Actualités

En 2017, la marque Cocoa est devenu Ti’Kafé Pur Arabica.
Le nom change, pas la saveur !

La gamme Arabica change de nom et devient TI'KAFé Pur ARABICA

Découvrez la galerie photos

Histoire du café à Tartane

A la Brûlerie de Tartane, situé à La Trinité en Martinique, nous attachons une importance à l'histoire du café.

Les origines : Éthiopie et Yémen

Tout commence dans la Corne de l’Afrique, en Éthiopie, où le caféier a vraisemblablement vu le jour, dans la province de Kaffa. De nombreuses histoires extravagantes et improbables courent sur la découverte des propriétés du café torréfié. Selon l'une d’elles, un chevrier éthiopien s’est étonné de la vivacité de ses chèvres après que celles-ci eussent brouté des cerises rouges de caféier. Nous savons toutefois avec certitude que le café était cultivé au Yémen dès le 15e siècle et vraisemblablement bien avant.

Les souverains du monde musulman, considérant ses vertus médicinales, gardèrent jalousement la culture du caféier, interdisant toute exportation des semences de façon que le café ne puisse pas être cultivé ailleurs.

Pour ce qui est de la réalité, on peut situer la découverte du café en Éthiopie entre 2000 ans avant JC et 850 après JC. A l’époque, on se nourrissait ni plus ni moins de café en le transformant en une sorte de bouillie épaisse également composée de graisse animale. Les éthiopiens auraient aussi, ultérieurement, découvert la torréfaction. Ils seraient donc à l’origine du café tel que nous le connaissons encore aujourd’hui. Puisque le caféier poussait à l’état sauvage en Éthiopie, il a fallu attendre le passage du café au Yémen, vers le 14e ou le 15e siècle, pour voir apparaître une véritable culture du caféier. Grâce aux caravanes, tout le monde musulman est bientôt conquis.

La course au caféier ou à ses graines fertiles fut gagnée en 1616 par les Hollandais qui se lancèrent alors dans la culture du caféier en serres. Les Hollandais introduisirent le café à Malabar (Inde) et en 1699 et ils l’importèrent à Batavia (Java) dans ce qui est maintenant l’Indonésie. En quelques années, les colonies hollandaises sont devenues les principaux fournisseurs de café de l’Europe. Aujourd’hui, l’Indonésie est le quatrième exportateur mondial de café.
 
En Europe, ce sont les commerçants vénitiens qui ont importé du café pour la première fois en 1615. Mais le café était encore assez rare. Il fait son apparition à la Cour de France sous le règne de Louis XIV. Celui-ci eut la chance d’acquérir un plan de café qui fut cultivé avec succès dans les serres du Jardin du Roi et se reproduisit si bien qu'il fut la souche de tous les caféiers des "Iles de l'Amérique".

La Martinique : première île du nouveau monde à accueillir le café

C’est dans les années 1720 que le café a été cultivé aux Amériques pour la première fois grâce à l’aventure la plus fascinante et la plus romantique de l’histoire du café. Gabriel Mathieu de Clieu était un officier de marine français en poste en Martinique qui, en 1720, rentra en permission à Paris. Avec de l’aide et grâce à son immense charme personnel, il acheta un caféier qu’il embarqua avec lui lors de son retour. L’arbre était conservé sur le pont dans une cage de verre pour le préserver du froid et des embruns. A croire le journal de bord de M. Mathieu de Clieu, la traversée fut mouvementée.

Des pirates menacèrent le navire qui essuya ensuite une forte tempête. A bord, notre héros dut faire face à un ennemi jaloux qui tenta de s’en prendre à l’arbre. A la suite d’une violente bagarre, une branche fut arrachée mais le jeune plan survécut à cette infamie. Plus tard, le navire fut immobilisé faute de vent, de sorte que l'on rationna l'eau. De Clieu choisit de garder la quasi-totalité de sa ration d’eau pour le caféier. Tous deux survécurent à ces restrictions.

Enfin, le navire arriva en Martinique et le caféier fut planté au Prêcheur, sur les pentes de la Montagne Pelée, entouré de buissons épineux et sous la constante surveillance d'esclaves. Il s'adapta si bien au climat qu'il fut possible de faire une récolte en 1726. Le café connut ensuite une formidable expansion. Selon les registres, il existait en 1777 entre 18 et 19 millions de caféiers à la Martinique. Ces plants originaires de Martinique ont ensuite été répandus dans toute la Caraïbe (à Saint-Domingue, à Haïti, en Guadeloupe, à Cuba, en Jamaïque), puis à l’Amérique centrale et du Sud (Guyane, Surinam, puis Brésil).
 
Et voilà comment, d’une plante rare et jalousement gardée, issue du Jardin des Plantes de Louis XIV, puis transplantée en Martinique, la plante a prospéré et ses rejetons constituent aujourd’hui la souche de la plupart des caféiers d’Amérique Latine.